Peu de voyageurs osent traverser la Tunisie en une semaine, à sortir des sentiers battus pour embrasser la diversité de ce pays d’Afrique du Nord. Pour nous, impossible de se contenter d’un parcours classique : l’aventure passait par l’exploration, quitte à tenir un rythme effréné. L’hiver n’avait rien d’idéal pour les plages, alors cap sur les médinas, oasis, déserts, marchés et vestiges antiques, une Tunisie authentique, rugueuse et généreuse.

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JOUR 0
Arrivée à Tunis, en pleine nuit. La ville dort, la médina est déserte, les ruelles sombres avalent nos pas jusqu’à l’hôtel Dar Ya, où la nuit se résume à trois heures de sommeil volées avant le départ. L’atmosphère nocturne et silencieuse de la médina donne le ton : ici, le voyage sera brut, sans fioritures.
JOUR 1
Six heures du matin. Le réveil n’a pas sonné, mais le garçon de l’hôtel frappe à la porte, impossible de traîner. Sacs à dos sur l’épaule, on file en taxi jusqu’à la gare pour attraper le premier train vers Sousse. Cette première journée s’annonce longue : l’excitation l’emporte sur la fatigue.
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À Sousse, la lumière du matin éclaire la médina. L’Hôtel La Medina, situé près de la mosquée, accepte à contrecœur de garder nos sacs après quelques explications rassurantes, la méfiance fait désormais partie du quotidien des voyageurs. Quelques heures d’exploration : kasbah, forteresse, ruelles animées. Rapidement, il faut repartir. Le train suivant nous mène à El Jem. Là, le colisée romain, autrefois pris d’assaut par les touristes, n’a pour témoins que nous et quelques locaux. Le restaurateur, intrigué par nos sacs, propose gentiment de les garder : le geste, simple, allège la visite. Après avoir arpenté les ruines et siroté un jus d’orange, direction Sfax, malgré un train en retard de trente minutes.

Ce soir-là, le retard du train se compte en heures. Sfax attend dans le froid, la gare devient salle d’attente. Les billets s’achètent à la dernière minute, quand la rame pointe enfin le bout de son nez. À l’arrivée, la nouvelle tombe : pas de train de nuit pour Tozeur, la ligne est coupée par des protestations. On se rabat sur le bus, non sans difficulté à trouver une chambre libre à l’hôtel Thyna, face à la médina. La soirée se termine dans la chambre, loin de l’agitation des cafés enfumés. Le lendemain promet d’être rude.

JOUR 2
5h15 : déjà au terminal. Le bus pour Gafsa, puis le louage, taxi collectif, jusqu’à Tozeur, s’impose. Les places s’arrachent dans un brouhaha impatient. Quatre heures de route permettent enfin de récupérer un peu de sommeil. À Gafsa, la ville s’agite, mais pas le temps de s’attarder : l’objectif, c’est Tozeur. Encore une heure à attendre le prochain louage, puis l’oasis se dévoile à l’horizon, sous la lumière de midi.
Notre halte à l’Hôtel Dar Saida Beya a un goût de réconfort. Sacs posés, il faut déjà organiser l’excursion dans le désert. Le tarif, plus élevé qu’espéré, ne laisse pas le choix : le temps file, il faut en profiter. L’après-midi, on se perd dans la palmeraie, la médina, les étals de dattes succulentes. La Tunisie s’apprivoise par petites touches : chaque spécialité goûte l’aventure.
JOUR 3
Au matin, Ali, notre chauffeur, nous emmène découvrir Chebika et Tamerza : deux oasis où le vert tranche sur la roche ocre. Pause au canyon de Midès, impressionnant de grandeur. L’après-midi, cap sur Ong Jemal et le lac salé de Nefta. Là, les décors de Star Wars surgissent du désert : la fiction rencontre la réalité. Journée dense, images plein la tête.
JOUR 4
Sacs chargés, on embarque de nouveau avec Ali pour traverser le Chott El Jerid, vaste étendue blanche où le sel trace des mirages. Passage éclair à Kebili, puis halte aux sources chaudes de Souk Lahad. Mais c’est à Douz que le marché du bétail bat son plein, un jeudi comme une parenthèse dans la semaine. La culture berbère s’y expose sans artifice. Après un déjeuner sur place, route vers Ksar Ghilane, avec une pause café au mythique Café Bir Sultane.


Ksar Ghilane marque l’entrée dans la mer de sable du Sahara. On décline les sources chaudes, préférant explorer le désert à dos de dromadaire. Les sacs à dos restent au camp, sous tente chauffée : luxe bienvenu quand la nuit tombe à 8°C. Une balade jusqu’aux ruines romaines, retour avec le soleil couchant en toile de fond : le Sahara n’a pas volé sa réputation.

La journée s’achève sous la tente, un vrai bain chaud pour oublier la rudesse du désert. Chaque euro investi dans le camp est justifié par la chaleur retrouvée après le froid piquant de la nuit.

JOUR 5
Retour dans la jeep, direction Tataouine et ses regs : adieu le sable, bonjour la roche. À Ksar Ouled Soltane puis à Chenini, les villages en ruine racontent la vie berbère. Chenini, suspendu à flanc de colline, séduit par son charme brut. Les hébergements troglodytes donnent envie de s’attarder, mais l’itinéraire commande. Il reste tant à découvrir.
Ksar Haddada s’invite pour un clin d’œil à Star Wars, puis Toujane, village perché, s’effleure à peine faute de temps. Courte halte avant de rejoindre Matmata et ses maisons troglodytes. Là, une famille berbère nous accueille, simple et généreuse, pendant qu’Ali assure la traduction. L’après-midi s’étire à Matmata, avant de saluer Ali et de s’installer à l’hôtel troglodyte Sidi Driss, autre décor de cinéma.

JOUR 6
Réveil matinal dans la fraîcheur de la grotte. Direction Kairouan, via Nova Matmata puis Gabès. Les connexions sont aléatoires, chaque louage est une loterie. À Gabès, impossible de rejoindre Kairouan directement : il faut passer par Sousse, puis reprendre un autre louage. L’arrivée à Kairouan se fait en début d’après-midi. La grande mosquée ferme bientôt : quinze minutes pour s’imprégner de la spiritualité du lieu. Un timing serré mais chanceux.

Installation à l’hôtel Dar Hassine Allani, magnifique demeure traditionnelle nichée dans la médina. Exploration rapide des ruelles, puis achats de produits locaux : vin, douceurs, pain, fromage. Pour le réveillon, la fête se fera à deux, dans la chambre, loin de l’effervescence habituelle. Parfois, voyager, c’est aussi s’offrir une parenthèse d’intimité.

JOUR 7
Derniers kilomètres vers Tunis, puis Sidi Bou Saïd. Décor blanc et bleu, thé à la menthe au Café des Nates : la journée commence à l’ombre des bougainvilliers. Sacs déposés à l’hôtel Dar Fatma, on déambule dans les ruelles, avant de partir explorer les ruines de Carthage et d’admirer le soleil décliner sur la Méditerranée.

JOUR 8
Dernière escale, dernières surprises. Taxi vers la médina de Tunis : les sacs à dos cachés, on file vers Dougga pour admirer les ruines romaines. L’aller se fait sans encombre, mais le retour se corse : ni louage ni bus, l’attente s’éternise. Finalement, une voiture privée accepte de nous prendre, mais la mécanique lâche au bout de quelques kilomètres : radiateur en panne, impossible d’aller plus loin. Un taxi providentiel nous ramène à Tunis, à temps pour attraper notre vol.

Le temps manque pour visiter le musée du Bardo, alors on choisit la médina pour une dernière errance. Les ruelles labyrinthiques, les faïences colorées, l’agitation discrète : on s’y perd une dernière fois avant de retrouver l’hôtel Dar Ya, le point de départ du voyage. Quelques heures de sommeil, puis l’avion. Rideau sur l’aventure tunisienne.
Voyager en Tunisie n’a rien d’un séjour reposant, mais l’intensité du périple laisse une empreinte indélébile. Épuisés, mais avec la satisfaction d’avoir tout donné.
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